Suite de notre dossier spécial sur les pièces non officielles BIONICLE. Malgré la fin de la gamme, les fans n’ont pas dit leur dernier mot. Il est temps de prendre les devants et faire des choses que LEGO n’aurait pas imaginé.
Partie II : La fin d’une saga, le début d’une autre
Arrivent les années 2010. BIONICLE, c’est officiellement terminé, sauf un malentendu avec Von Nebula qui nous offre le masque de Hydraxon en noir, nous n’auront plus jamais de recolors de masques. Quelques pièces d’armes ou d’armures continuent d’apparaître de temps en temps, mais le nouveau format CCBS vient transformer le paysage de la figurine d’action LEGO.
Pendant ce temps, les fans continuent dans leur lancée. Seulement, dix ans après le lancement de la gamme, ils ont tous bien grandis. Les talents s’affinent, les budgets augmentent. On voit apparaître des pièces de plus en plus extraordinaires, certaines étant de petites œuvres d’art à elles seules.


Toutes ces pièces, uniques pour la plupart, apportent des petits vents de fraîcheur à la communauté. Mais c’est le vent bien plus fort d’une tempête qui approche : celui de…
La démocratisation de l’impression 3D
D’abord réservé aux industriels (et même utilisé par LEGO pour son prototypage), l’impression 3D commence petit à petit à se faire connaître des communautés de makers. C’est Shapeways qui va mettre en lumière la pratique et proposer au monde entier de soumettre des modèles 3D pour recevoir quelques temps plus tard des pièces physiques dans sa boite aux lettres.
Une des premières traces de pièces BIONICLE qu’on trouve sur Shapeways est une (magnifique) impression du Kanohi Ignika dans sa version BIONICLE Heroes, et ce dès 2012.
Évidemment, les masques sont les premiers à arriver, mais ils sont suivis de près par les premières pièces de construction comme des os CCBS, des mains, des armures…



Le médium offre des possibilités infinies à condition de savoir faire de la conception 3D. Les communautés de fans s’affranchissent des contraintes des pièces officielles et glissent petit à petit vers une forme de modélisme.
Jusqu’à la maison
Il faudra attendre encore quelques années pour que les imprimantes 3D grand public arrivent dans nos maisons, ouvrant au plus grand nombre la possibilité de faire ses pièces de chez soi. Aujourd’hui, on décompte des centaines de modèles gratuitement accessibles à toutes et tous sur des sites comme Thingiverse ou Makerworld.
Ci-dessous une sélection sans ordre particulier de quelques modèles que je trouve vraiment sympa.












La démocratisation de cette technologie s’inscrit durablement chez les fans de BIONICLE, devenant un outil incontournable pour les projets tels que « BIONICLE Rebuilt » dont on vous a déjà parlé ou même apparaissant dans les plus hautes sphères des concours officiels de canonisation de personnages.
Moulages et résines
Une autre technique pour faire ses pièces quand on a pas une machine à injection ou une imprimante 3D est celle de faire des répliques en résine. C’est une pratique (qui était) assez peu répandue au sein des communautés BIONICLE, peut-être du fait de la complexité des pièces à répliquer.
On trouve quand mêmes des traces de la pratique, comme Blue en 2007 sur le forum des copains de Bionicle Legends qui faisait des répliques de masques (malheureusement les images n’existent plus) ou ptitvalou71 en 2008 qui avait créé un masque de la forme de l’île de Mata Nui.
Concernant les communautés américaines, je n’ai trouvé qu’une seule galerie Brickshelf présentant des essais de moulage en résine (2004). Ça ne veut pas dire que ça n’a pas été fait par d’autres, d’autant plus que le site principal, BZPower,a perdu une grande partie de ses archives depuis.
Peu répendu, jusqu’en 2015, car à partir de là la pratique revient sur le devant de la scène. C’est le membre de BZPower SixFootBlue qui ouvre le bal avec une réplique d’un Rau et d’un Kaukau. Socketball le suit l’année suivante avec une réplique du masque de l’eau de Toa Gali 2015.
Socketball qui va, au fil de ses créations, devenir la vitrine de ce qu’il se fait de mieux comme répliques résine BIONICLE. Voici quelques exemples de ce qu’il est capable de faire :
J’ai sincèrement envie de mettre dans cet article qui est déjà bien trop long l’ensemble de ses créations tant elles sont folles. Je vous invite grandement à aller visiter sa galerie flickr ou instagram. C’est d’ailleurs une de ses images qui illustre la couverture de cet article.
À la différence de ce qu’il se faisait auparavant, Socketball propose ses répliques au plus grand nombre via sa boutique en ligne. La boite de pandore s’ouvre sur le marché de la pièce grise, mais ça, c’est pour la partie 3 de ce dossier !












