Armes, amures, masques Kanohi et pièces diverses, les fans de BIONICLE ont toujours eu un problème bien particulier lors des séances de MOC : celui de se dire « Ahlala, si seulement cette pièce existait dans d’autres couleurs… »
Partie I : De Billund et d’ailleurs
Il faut dire qu’on a été (très) mal habitués, car dès le lancement de la gamme et ce pendant les trois premières années, LEGO nous a abondé de pièces disponibles en plusieurs couleurs (les recolors comme on dit). Dès 2001, les six masques des Toa, les six masques des Turaga, tous disponibles en (au moins) six couleurs.


En 2002, rebelote, les six Kanohi Nuva disponibles dans les six couleurs des Toa plus en argenté. Il faut dire que c’est un bon filon pour LEGO, ça pousse à la collectionnite, ça correspond à des péripéties dans l’histoire et ça permet d’écouler des centaines de sachets et boites contenant des masques de façon aléatoire.
C’est en 2004 que tout s’arrête. Cette année, les pièces à collectionner (collectible) sont des disques. Fini les masques ! LEGO nous offre quand même six nouvelles versions des masques Turaga avec les six Matoran de Metru Nui, mais il faudra s’en contenter.
Depuis, tous les fans de BIONICLE se raccrochent à un rare recolor sorti par-ci par-là par LEGO. Comme par exemple un Ruru Metru en bleu foncé avec Idris ou un Kiril jaune avec Dekar. Tous ? Non, pas exactement.
D’un côté, les artisans
Les masques sont tellement un objet central dans la narration BIONICLE que très rapidement les fans les plus téméraires se sont mis à faire les leurs, à coup de peinture et de combinaisons de pièces ou masques existants.


Si vous étiez déjà à pianoter sur vos ordinateurs pendant l’âge d’or des forums francophones BIONICLE, vous avez déjà sûrement vu une de ces images, et probablement fortement envié ces masques.
D’un autre, les contrefaçons
De l’autre côté du monde (littéralement !), ça voulait forcément croquer un bout du succès mondial de BIONICLE. On a pas attendu longtemps pour voir arriver des contrefaçons variées, plus ou moins inspirées et plus ou moins originales.

Les Final Fighters de leur petit nom sont parfois présentés comme des produits chinois et parfois russes. Dans tous les cas, on est d’accord pour dire que c’est une gamme de jouet qui cherchait grandement à copier BIONICLE, de façon plus ou moins dissimulée. Certains modèles sont carrément repris des designs de vrai sets Lego, comme Krekka ou Makuta ci-dessus.
À l’époque décriés, boudés et méprisés, ils ne représentaient qu’une version inférieure de ce que LEGO nous proposait. Au mieux certains en achetaient par curiosité ou pour les documenter. Vingt ans après, on leur retrouve des qualités, notamment du côté des pièces inédites, souvent compatibles avec nos chers BIONICLE. Ils ont aujourd’hui même le droit (sisi !) à un wiki dédié.
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils avaient leur propre identité et des pièces uniques qui n’étaient pas si éloignées du style à la BIONICLE.
Si je vous parle contrefaçons, c’est parce que toutes n’ont pas jouées la carte de l’originalité.
En 2007/2008 on voit apparaître sur les forums une autre gamme, les Maskers (parfois Star Soldiers). Eux par contre n’ont fait aucun effort, c’est littéralement des répliques de pièces LEGO.


Là aussi, ils sont pointés du doigt comme étant du sous-BIONICLE. Ce qui n’est pas faux, et d’après certains ils pourraient même abîmer les véritables pièces si on s’amusait à les mélanger. Seulement voilà, comme vous pouvez le voir sur les images ci-dessus, certains ont des pièces BIONICLE… Dans de nouvelles couleurs ! Vous le voyez ce Kiril marron ? Ce Matatu argenté ?
Tout comme les Final Fighters, les Masker sont aujourd’hui « recherchés » pour la curiosité qu’ils sont et, bien sûr, les pièces qu’ils apportent.
La semaine prochaine, rendez-vous pour la partie II de ce dossier. Nous y verrons l’évolution des pièces de fans avec, entre autres, la démocratisation de l’impression 3D.
Lire la partie II →
(à venir…)
D’ici là on vous laisse avec une sélection non exhaustive d’images de contrefaçons, pour vos beaux yeux 🙂





















